5 A.M

Style:
Représentation:
Label:
Disponibilité:
Contact:
Web:

Il est 5 heures et le jazz s’éveille ! Etrange histoire pour cette musique qui a nourri les oreilles des couches les plus populaires (au sens noble du terme) de la population avec, comme seul objectif, de divertir et faire danser le public. Pourtant, elle est devenue, à tort, une musique élitiste pour un public trop souvent réfractaire à toute modernité. Un sacré paradoxe pour une culture aussi ouverte à la diversité. 5 A.M. est, en ce sens, un pur produit de cette mixité. Un quintet formé de deux Américains, Michael Campagna (saxophone) et Andy Gravish  (trompette), deux Italiens, Alessandro Collina (piano) et Rodolfo Cervetto (batterie) et un Français Marc Peillon (contrebasse) qui fusionnent leurs expériences et leurs cultures pour une musique résolument respectueuse de sa magnifique tradition, mais parfaitement ancrée dans son époque. Le souffle limpide de Michael Campagna rappelle parfois celui de Coltrane, et Andy Gravish sonne parfois comme le Prince of Darkness, période bop. Le swing de Alessandro Collina est soutenu par l’indispensable fondation du jazz qu’est la rythmique, assurée dans ce mélange si difficile de souplesse et de rigueur par Marc Peillon et Rodolfo Cervetto. Le tout donne à l’ensemble une aisance technique qui leur permet de bien profiter des thèmes. N’en déplaise à ceux qui voudraient rendre nos cerveaux disponibles, le jazz est une musique vivante qui, quand elle est jouée à la façon de 5 A.M., touche simplement notre âme et notre cœur. Il est 5 heures, mais le jazz ne s’est jamais endormi !

“A force de se rencontrer sur scène, il fallait bien que ces 5 là se retrouvent en studio. Ce qu’ils ont fait en deux jours dans un studio de Gênes où les huit thèmes qui composent l’album éponyme de 5 A.M. ont été gravés. La bien nommée ouverture « 5 A.M. » est le premier des trois morceaux écrits par Michael Campagna et son swing coltranien fait immédiatement claquer les doigts. « Midnight Whistle » et ses intros et outros très ‘lovesupremesque’ et « Bridges” complètent le trio. Marc Peillon se charge de deux compositions : « Sans sucre » qui confirme l’intemporalité de leur musique et le plus aérien échange basse/piano de « Petit Pas ». « Hanging at PDR » est une relecture du morceau qu’Andy Gravish avait composé en compagnie de Luca Mannutza sur l’album « Sound advice ». Deux reprises en forme d’hommage : une reprise enjouée du « Petite Fleur » de Sydnet Bechet  et « Voyage » de Kenny Barron sur lequel Chet Baker tenait la trompette. Finir cet album par un voyage est une idée qui colle finalement bien à ce projet qui prend sa source entre Gênes et New-York, sans oublier une halte dans l’hexagone.» – Christophe Juan – La Strada 

logoamazon-frbadge_itunes-lrg

  • Suivez-nous sur Facebook!

  • Stay Connected

  • Le Jazzophone