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Yves Le Coq – Le Coq chante Trenet

« Lecoq Chante Trenet » contient 15 titres, choisis soigneusementpar Yves Lecoq en personne, retraçant l’œuvre d’un artiste unique en son genre, de ses débuts à la fin des années ’30 jusqu’à ses titres posthumes et très peu connus.

Le résultat est un tribute sincère et respectueux aux teintes résolument jazzy, enregistré et réalisé dans le Sud de la France en auto-production, avec la même démarche humble, discrète  et déterminée qui caractérise la personnalité d’Yves Lecoq et qui a contribué à lui forger une solide réputation dans le milieu du spectacle à travers quatre décennies.

Avec « Je chante…Trénet » Yves Lecoq souhaite faire découvrir sa propre voix à son public et légitimer sa présence en tant qu’artiste interprète dans la scène musicale française, dans laquelle il se voit bien évoluer dans les prochaines années.

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Ecrit par David

Rosco Il Est Content & Cie

À la lisière entre le Rock Progressif et le Jazz-Rock, avec des influences variées qui puisent dans la fusion, le jazz, le blues, le rock et rock-prog ROSCO IL EST CONTENT s’amuse en toute liberté et nous offre dans leurs compositions une musique généreuse, énergique, riche en mélodies et tortures rythmiques. Un Jazz Rock Prog Psychédélique bouillonnant et débridé.

 

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Ecrit par David

Philippe Villa Trio – Second Souffle

Philippe Villa est un pianiste de jazz dont la réputation n’est plus à faire. Il se situe dans ce que l’on pourrait qualifier d’école « romantique » du piano jazz, celle qui va de Bill Evans à Keith Jarrett en passant par Paul Bley. Et comme les pianistes susnommés, il parfume son jazz d’effluves de Debussy, Ravel ou Satie. Pratiquant avec talent ce que Brad Meldhau appelle « the art of the trio », il joue une musique dont le swing n’est jamais absent, mais avec un sens aigu de la mélodie.
Après un « Souffle » partagé pour un premier opus en 2011, Philippe Villa accompagné par ces deux excellents musiciens que sont Fabrice Bistoni et Gérard Juan, nous présente son nouvel opus, « Second Souffle ». Une brindille dans la longue histoire du jazz, mais un nouveau repère dans celle du Philippe Villa Trio.
Dès le premier titre de ce nouvel opus, les mots sont en adéquation avec les sons, comme dans un ballet figuratif où l’histoire qui vous est dévoilée par la gestuelle, sans paroles et sans livret, vous apparaît comme évidente. Ce « Second souffle », lâché comme une bulle d’oxygène par le Philippe Villa Trio, alterne calme et montée progressive, comme pour symboliser ces va-et-vient émotionnels qu’un artiste peut ressentir.

Philippe Villa Trio – Jazz à Sète 2012

Ecrit par David

Merakhaazan – Récital Electronique

Conduisant la contrebasse dans les contextes électro-acoustiques contemporains, Merakhaazan (interprète/soliste français né Jean-Christophe Bournine) présente une vue personnelle du récital de musique pour cordes. À l’écoute de ses compositions, l’auditeur est tout de suite transporté dans un univers mélodique étourdissant de complexité. Le concept de Merakhaazan est un projet solo s’articulant autour de la contrebasse et de la diversité sonore. Il s’agit également d’une performance technique, qui transforme l’instrument en générateur de sons. La contrebasse ainsi amplifiée est relayée par un système de loopers, et se “démultiplie” en quête d’une nouvelle dimension musicale.

” Elle est peut-être soliste, cette contrebasse à cinq cordes, mais elle sait se multiplier ; via un jeu de samplers, de pédales et de saturations, elle prend toutes les dimensions. Elle se joue d’elle-même et se transforme au gré de l’archet ou des pizzicati, quand elle n’est pas utilisée avec d’autres objets. Parfois même (la très prenante « Ouverture »), elle semble plus grande qu’elle-même tant le volume décuplé vous donne l’impression d’être enfermé dans sa table d’harmonie. Ce son abrupt s’empare d’un morceau hypnotique, fortement influencé par Philip Glass.“Contrebasse, objet mutant. Après de multiples collaborations aux frontières hybrides entre les musiques improvisées et la musique électronique (Magic Malik, Bumcello ou encore UHT°), le contrebassiste Jean-Christophe Bournine revêt son costume de Merakhaazan pour un Récital électronique à la contrebasse seule. 

Merakhaazan est un musicien qui travaille avec des danseurs et des plasticiens. Sa musique cherche donc le mouvement. Plus qu’un instrument, la contrebasse est devenu un média, un générateur de sons bruts qu’il convient d’accommoder ou d’harmoniser. Le résultat est parfois troublant, souvent très efficace. Le riff dévastateur de « Tirez deux pianos avec des ailes de plomb » rappelle que Merakhaazan a travaillé avec Alec Empire, ancien animateur d’Atari Teenage Riot et remixeur remarqué de Björk. C’est dans cet univers parfois violent, irrespirable, que la contrebasse de Bournine se présente sous son meilleur aspect, jusque sur ce « Vengeance » exutoire où les enchevêtrements de samples infectieux fabriquent des rythmiques fébriles.

Bien vite, au fil des morceaux qui défilent, l’influence de la musique électronique s’impose. Sur « Incantations » où l’apparition de la chanteuse Yona Yacoub et ses faux airs de Natacha Atlas réveillent des exhalaisons de Transglobal Underground, elle devient même évidente. Récital électronique est un disque étrange et attirant qu’on aurait aimé un peu plus cohérent dans la durée. A trop vouloir explorer les ressources de son instrument, Merakhaazan oublie l’aspect narratif que le solo se doit de revêtir. Cette succession de tableaux magnétiques se visite cependant avec grand intérêt.” (Citizen Jazz – Octobre 2012)

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Ecrit par David
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